6 semaines plus tard.
C'est encore le début, on teste, on essaie, on s'organise, on se désorganise. On range, on trie, on installe un bureau dans le salon, des étagères supplémentaires dans le bureau. On décide de travailler tous les matins, de faire des loisirs créatifs et des jeux l'après-midi. Puis on change. On joue le matin, on apprend le soir ou le week-end.
Pour l'instant, plusieurs besoins se dessinent clairement :
-un bureau disponible pour faire un puzzle, résoudre un casse-tête ou travailler de manière autonome mais dans l'espace commun semble nécessaire.
-du matériel de création doit être complètement disponible et accessible, ainsi que le matériel d'apprentissage autonome (les Alphas, les perles Montessori, etc.)
-un parent (au moins) doit être complètement disponible également, c'est-à-dire libéré des contraintes matérielles au moins le matin, si l'on souhaite travailler de manière plus "studieuse" le matin. Pour ma part, je m'occupe de la maison au maximum avant le réveil des loulous, puis l'après-midi. Et quand je dois m'occuper du repas, j'ai souvent des petits cuistots en herbe qui arrivent.
-la flexibilité est nécessaire. Nous conservons pour le moment les mêmes horaires de coucher que lorsqu'il y avait école, parce qu'on sent les enfants fatigués, mais le matin ils peuvent dormir. De même, ils sont parfois très demandeurs et curieux, et parfois complètement déconnectés et n'arrivent pas à se concentrer. Quand c'est le cas, je n'hésite pas à repousser le moment de travail et à proposer un jeu, ou à laisser Poussin lire tranquillement, ou encore leur proposer une balade. Le temps n'est pas perdu, on peut apprendre à n'importe quel autre moment.
Quant aux conséquences, bien qu'il soit encore tôt pour tirer de réelles conclusions, elles sont pour le moment très positives.
Nous sommes plus souples, moins stressés par les horaires à respecter ("Mais habille-toi !" "Va dormir ! Il est tard!" ...), plus patients envers eux, plus prompts à leur expliquer le quotidien, parce que plus conscients de notre rôle dans le processus d'apprentissage.
Et eux ? Un sommeil plus serein, un endormissement quasi-immédiat, plus de complicité entre eux, et terminées ou presque les éternelles comparaisons ("Moi je fais mieux que toi!"), plus d'autonomie, plus d'expression des émotions, moins de timidité pour Loulou, des expériences plein la maison, des prises de responsabilité, la mise en route de la couveuse de façon quasi-autonome, et la fierté de faire, d'oser, de créer.
P.S. : entre la rédaction de cet article et sa mise en ligne, les poussins sont sortis de la couveuse, et Loulou a appris à lire. Quelle fierté pour lui (et moi) !
Pour l'instant, plusieurs besoins se dessinent clairement :
-un bureau disponible pour faire un puzzle, résoudre un casse-tête ou travailler de manière autonome mais dans l'espace commun semble nécessaire.
-du matériel de création doit être complètement disponible et accessible, ainsi que le matériel d'apprentissage autonome (les Alphas, les perles Montessori, etc.)
-un parent (au moins) doit être complètement disponible également, c'est-à-dire libéré des contraintes matérielles au moins le matin, si l'on souhaite travailler de manière plus "studieuse" le matin. Pour ma part, je m'occupe de la maison au maximum avant le réveil des loulous, puis l'après-midi. Et quand je dois m'occuper du repas, j'ai souvent des petits cuistots en herbe qui arrivent.
-la flexibilité est nécessaire. Nous conservons pour le moment les mêmes horaires de coucher que lorsqu'il y avait école, parce qu'on sent les enfants fatigués, mais le matin ils peuvent dormir. De même, ils sont parfois très demandeurs et curieux, et parfois complètement déconnectés et n'arrivent pas à se concentrer. Quand c'est le cas, je n'hésite pas à repousser le moment de travail et à proposer un jeu, ou à laisser Poussin lire tranquillement, ou encore leur proposer une balade. Le temps n'est pas perdu, on peut apprendre à n'importe quel autre moment.
Quant aux conséquences, bien qu'il soit encore tôt pour tirer de réelles conclusions, elles sont pour le moment très positives.
Nous sommes plus souples, moins stressés par les horaires à respecter ("Mais habille-toi !" "Va dormir ! Il est tard!" ...), plus patients envers eux, plus prompts à leur expliquer le quotidien, parce que plus conscients de notre rôle dans le processus d'apprentissage.
Et eux ? Un sommeil plus serein, un endormissement quasi-immédiat, plus de complicité entre eux, et terminées ou presque les éternelles comparaisons ("Moi je fais mieux que toi!"), plus d'autonomie, plus d'expression des émotions, moins de timidité pour Loulou, des expériences plein la maison, des prises de responsabilité, la mise en route de la couveuse de façon quasi-autonome, et la fierté de faire, d'oser, de créer.
P.S. : entre la rédaction de cet article et sa mise en ligne, les poussins sont sortis de la couveuse, et Loulou a appris à lire. Quelle fierté pour lui (et moi) !
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